Ils ont dit |
Avec Protesto !, Pour une Culture qui cultive, Jean-Michel Potiron nous interpelle avec un collage de textes et décrits sur lart qui na rien de surréaliste mais nous propulse avec pertinence au cur de la réalité. Lhumour, toujours grinçant, ne nous laisse aucun répit. On ne sait ni où commence ni où finit le spectacle. Dailleurs qui donc a parlé de spectacle ? Ne sommes nous pas tous concernés ! Rarement les questions touchant de près ou de loin les motivations qui fondent lacte créatif auront été remises sur le grill avec autant dà propos sans quil ne nous en cuise autrement que par un rire vite étouffé entre légèreté et gravité. A ne pas manquer assurément ! Frank Morzuch |
Salaud dartiste ! Merci pour cette soirée, Il est dur de reprendre sa bagnole ensuite et de se retrouver face à soi-même dans une boîte roulante qui sous les phares des voitures devient un "lieu d'intelligence" puisqu'on y réflexionne. J'ai été bouleversé par ton Protesto ! Je ne peux pas encore t'en parler, c'est trop frais, il faut que le temps fasse son ouvrage et gomme un peu mon émotion. Merci. A bientôt. Gil de Lesparda |
Merci pour la soirée dhier. Mon amie Patricia ma lu une sagesse de Confucius qui résume pour moi la situation : " quand il fait sombre mieux vaut allumer une chandelle que de maudire lobscurité ", je te remercie de lavoir allumée et si personne ne veille sur elle, peut-être que dautres prendront le relais pour en allumer dautres. Christine Brottes |
Il me semble que les propos que tient M. Jean-Michel Potiron dans son spectacle Protesto ! deviennent urgents. Jean
César |
Dès le lendemain de cette remarquable soirée, plusieurs des participants m'ont appelé pour me faire part de leur émotion. Je salue encore une fois la rigueur de ton travail et la justesse de ta présence. Longue vie à Protesto ! (La direction que prend notre société me semble bien loin d'épuiser la nécessité d' une telle parole). Pierre
Carrive |
Je crois que je reverrais bien une troisième fois ton Protesto ! C'est un grand plaisir d'écouter cette parole essentielle... Et puis, je crois que tu as trouvé le bon "commencement" (et le bon déroulement aussi !). Ce personnage de client dans un premier temps étonné par les regards des clients-spectateurs, puis se prêtant au jeu du lecteur-diseur, est très juste, fin et drôle. Marie-Hélène Créquy |
J'ai beaucoup apprécié la soirée et j'avais l'intention de t'écrire pour te donner un petit retour. L'évolution de ta prestation est passionnante et je trouve que la discussion qui a eu lieu le soir même était déjà assez riche. Je m'efforcerai, autant que possible, de suivre les futurs développements. J'ai presque fini la lecture de Finkielkraut, La défaite de la pensée. Lumineux, instructif, et pas très rassurant. Patrick
Lang |
| Nous
avons pris vraiment beaucoup de plaisir et d'intérêt à
ton spectacle d'hier soir. Gravité et humour bien
ajustés. François Migeot |
| J'aime
beaucoup ce que fait Jean-Michel Potiron avec les textes,
le dire, la représentation, l'autour... Moni
Grego |
| Une
nouvelle vague de solos va donc sabattre sur la
France, pour le plus grand bien de chacun. Jespère
que tu nas plus à te demander si ces actions sont
inutiles, puisquelles sont tellement nécessaires
et régénérantes. Patrice Giansily |
| Je
vous renouvelle toutes mes félicitations pour Protesto
! Ce spectacle est absolument
salutaire et mérite de beaucoup tourner. Gilles
Perrault |
| Merci
de ce que tu fais pour secouer les consciences et les
esprits endormis car : " A force de tout
voir, on en vient à tout supporter. A force de tout
supporter, on en vient à tout approuver ". St
Augustin au Ve siècle. Marie-Françoise Bakunowicz |
| Jai
assisté il y a quelques semaines à un spectacle
dune rare intelligence alternant humour cinglant et
franche désopilance. Le comédien qui incarne cette
démarche sappelle Jean-Michel Potiron. Il a aussi
une culture de plasticien ce qui donne à son travail un
regard sur " lobjet spectacle "
tout à fait passionnant
André Stocchetti, |
| Bravo
pour le Protesto ! au CDN. Quels changements
depuis ses commencements. Le texte reste le même et
c'est cela qui est formidable ! Mais on l'entend
tellement mieux ! Parce que les épisodes drôles donnent
du temps pour respirer et pour intégrer les phrases,
parce qu'elles apparaissent comme une découverte
constante du comédien, qui dans son enthousiasme les
confie aux spectateurs. Et ce personnage naïf et
roublard à la fois, proche et lointain, est terriblement
attachant et vrai. Autre jeu captivant : celui des
livres, qui sortent de partout, qui foisonnent de
réflexions qui touchent. Bref, j'ai tout aimé de ce
spectacle, et surtout l'humble regard du comédien sur
lui-même. Je comprends pourquoi les représentations de Protesto !
gagnent le large de la France entière. Merci. Marie-Andrée
Griffond-Boitier |
Dans les théâtres |
| Protesto !
Remue-méninges iconoclaste, indispensable, savant
et convivial. Association la fraternelle,
Maison du Peuple, Saint-Claude - Jura |
| Il
semble se trouver là par hasard, étonné quon se
taise quand il apparaît. Il se sent bien obligé de
parler, mais de quoi ? Heureusement, ses poches sont
pleines de livres, des livres sur lart. Alors, il
en prend un, commence à le lire, à voix haute. Du
Debord, rien que ça ! Ça lui donne envie den
lire un autre, puis un autre, et encore un autre
De
Pasolini à Hugo, de Godard à Flaubert, de Finkielkraut
à Baudelaire, Jean-Michel Potiron ou son double
faussement naïf rebondit dauteur en auteur,
de pensée en pensée, décriture en écriture.
Cest vif et passionnant, souvent malicieux, on le
suit avec bonheur à la découverte de ce collage de
textes sur lart. On en sort avec lenvie de
débattre et de se battre pour que la culture ait toute
la place quelle mérite. Un spectacle essentiel. Nouveau
Théâtre |
| Potiron
Jean-Michel a collé pleins de textes, de pleins de gens
à sa façon (Balzac, Baudelaire, Brecht, Godard, Hugo,
Pasolini, Sartre, Finkielkraut) pour une cuisine
culturelle digeste mais ambitieuse aussi. LAmuserie de Lons-Le-Saunier |
| Quelle
est luvre (film ou spectacle) qui vous a
récemment marqué et pourquoi ? Protesto, de et par Jean-Michel Potiron (Théâtre à tout Prix, Besançon). Un montage de textes dune richesse infinie, joué la plupart du temps à domicile. Pour faire court, imaginez Bourvil nous proposant des extraits de Balzac, Brecht, Debord, Godard, Pasolini, Sartre Lhomme samuse avec notre vernis culturel tout en faisant passer des citations salutaires. Le miracle se passe dans le public : les intellectuels sourient daise tout en redoutant dêtre pris à partie (et à défaut), les révolutionnaires boivent du petit-lait tout en ayant la désagréable impression de faire salon, on sobserve, on se jauge, et au final on samuse énormément, tout en ayant limpression que le soir on ira se coucher moins con. Théâtre
de Vidy, Lausanne |
Dans la Presse |
Tout commence à la façon de Bernard Pivot, présentant les livres du mois à ne pas rater. 1, 2, 3, 4 livres : La société du spectacle de Guy Debord, La Défaite de la pensée dAlain Finkielkraut, Vers une civilisation du loisir ?, Joffre Dumazedier, Quest-ce que la littérature ? de Jean-Paul Sartre, évoqués et aussitôt posés sur la table. Puis le comédien se lève, et dit des textes, en plongeant son regard dans celui de chacun de spectateurs. Les mots sont forts : " La poésie est une plante libre, elle croît là où on ne la sème pas. ", " La société ne cesse de comploter contre léveil du plus grand nombre " ou encore " Le spectateur pour lauteur nest autre chose quun autre auteur. " Jean-Michel Potiron, en solo, se fait le passeur de mots dans un savant collage de textes dauteurs tels Balzac, Baudelaire, Brecht, Godard, Mallarmé, Pasolini et bien dautres. Estomaqué par ce concentré de pensées de haute voltige flirtant avec la poésie, la philosophie et la critique, le spectateur est entraîné sans transition par le comédien dans un débat sur létat de la culture en France, la culture qui asservit et la culture qui cultive. Le débat se fait vif dans lassemblée et la parole se prend à la volée parmi les spectateurs. Mise en scène minimaliste, rapport frontal comédien-spectateur, plein feu sur tout le monde, voilà les ingrédients dune forme de théâtre un brin provocatrice que pratique la compagnie le Théâtre à tout Prix de Besançon, invité par le Chant de la Carpe dArçais pour les premiers pas dune toute nouvelle et magnifique salle de théâtre en, plein cur du bourg dArçais. La soirée se termine par un buffet composé des mets apportés par chacun des spectateurs, où les neurones se reposent et tricotent les sourires complices. " Courrier de lOuest, Mercredi 19 octobre 2005. |
Est Républicain, Jeudi 16 mars 2006. |
| Pour
louverture du Centre Dramatique de VillageS
dArçais, Jean-Michel Potiron est venu de sa
Franche-Comté pour tirer la sonnette dalarme face
à une société qui ne cesse de populariser une culture
au rabais. Protesto ! est une compilation de
textes de divers auteurs : poètes, philosophes,
sociologues, critiques
Lacteur vous entraîne
ainsi dans un débat sur létat de la culture en
France. Promouvoir une culture qui
" cultive ", tel est son propos, au
lieu dune culture dite
" populaire " parce que touchant le
plus grand nombre, mais qui na quun intérêt
anecdotique de divertissement. " La poésie est
une plante libre, elle croît là où on ne la sème
pas ". Avec humour mais gravité, Jean-Michel
Potiron a provoqué la réflexion auprès du public un
peu déconcerté. Courrier de lOuest, jeudi 10 août 2006 |